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24h du Mans vélo 27/28 août 2022

2 équipes étaient présentes ce week end aux 24h du Mans vélo:
– 1ère équipe catégorie 6 hommes composée de 3 USCBB (Samuel O, Eric L et Romain G) et 3 extérieurs
– 2ème équipe catégorie 8 mixte composée de Amélie T, Catherine K, Patricia R (obligation d’avoir 3 féminines minimum) et de Jacky R, Laurent C, Paul C, Julien R (mon fils) et moi-même.

Petite présentation du circuit:
Cette course d’endurance se déroule sur le circuit mythique Bugatti habitué à recevoir Le Grand Prix moto ainsi que les 24 h moto.
Circuit de 4,185 km, 7 virages à droite, 4 virages à gauche, montée de 600m entre la fin de la ligne droite des tribunes et le fameux pneu Dunlop allant de 3,5% à 7% puis une descente de 1000 m à 2%. Concernant le revêtement inutile de vous dire que c’est un vrai billard.

Déroulement de l’épreuve:
Plusieurs catégories sont représentées pour cette épreuve
– Défi solo H/F
– Défi duo H/Fet mixte
– Prestige à 4 H/F
– Sportive à 6 H/F et mixte (minimum 2 féminines)
– Loisir à 8 H/F et mixte (minimum 3 féminines)

Le départ a été donné à 15 h précises ce samedi en utilisant la méthode de départ des 24h voitures c’est-à-dire coureurs d’un coté de la piste et vélo tenu par un membre de l’équipe de l’autre.
J’ai assuré le départ (c’est mon fils Julien qui tenait mon vélo) gros moment de stress car il y avait 570 coureurs au départ.
Pas d’incident au départ mais après quelques centaines de mètre il faut attaquer la montée au Dunlop à froid malgré la température de 38° sur la piste à 15 h.
Un planning avait été établi entre nous pour assurer un relais toutes les heures (la plupart des équipes font de même)
Le passage des relais se fait devant les box attitrés aux équipes au moyen d’une puce que l’on s’échange et que l’on attache à la cheville.
Le fait d’être une équipe de 8 permet tout de même d’avoir un temps de récupération important cependant le fait de savoir que notre tour va revenir au milieu de la nuit ou au petit matin ne facilite pas le sommeil.
Il y a en permanence sur la piste 570 coureurs de tout niveau (du professionnel à l’amateur) ce qui veut dire des vitesses différentes (moyenne pour les pro environ 45 km/h) il faut donc être très concentrés car quand le peloton des plus rapides arrive ils nous font comprendre qu’il faut se pousser. Les virages sont abordés à la corde ce qui fait qu’il y a des changements de directions permanents. Durant la nuit le circuit est éclairé cependant il y a des secteurs plus sombres et le seul moyen de savoir quand les pelotons arrivent derrière nous c’est le bruit des 60/70 vélos ou le cri du premier.
Tous les membres de notre équipe ont assuré leur relais, chacun à l’allure qui lui convenait. Paul C (le plus jeune adhérent du club il n’a pas 18 ans) à assurer les 45 mn du dernier relais afin d’avoir le privilège de franchir la ligne d’arrivée ce fut un grand moment.
Je remercie tous les membres de notre équipe en particulier nos féminines (Catherine, Amélie et Patricia) qui ont bien assuré leur relais malgré le stress occasionné par la présence de 570 coureurs sur le circuit.

Résultats de nos 2 équipes:
– 1ère équipe « Les Affutés des 2 Vallées » 3 USCBB et 3 extérieurs
214 tours effectués, 146ème sur 570 équipes et 63ème sur 185 catégories 6H
– 2ème équipe « Relais USCBB » 3 féminines 6 hommes
170 tours effectués, 471ème sur 570 et 6ème sur 12 catégorie loisir mixte (pour info nous étions dans le même tour que les 5ème qui finissent à 50 secondes devant nous !!!

Pour vous situer le niveau de cette compétition voici les résultats des « pros »
– 1ère équipe de 4H 245 tours effectués, elle finit au sprint avec la 2ème
– 1er solo H 221 tours effectués 98ème au scratch
– 1ère solo F 200 tours effectués 258ème au scratch

Infos : La prochaine édition aura lieu les 26 et 27 Aout 2023 alors avis aux amateurs

Sportivement
François R.

Le MAG de Bois-Guillaume

L’Ultra cyclisme n’est pas un long fleuve tranquille, mais que la victoire est belle ! Bravo Théo.

Transcontinental Race 2022

ou

De la Belgique à la Bulgarie, les vacances à vélo insolites du Bihorellais Théo DANIEL

Proche, ami, ou simple connaissance, qui apprécie Théo Daniel l’aura certainement suivi de loin, grâce à internet, dans sa dernière aventure. C’était il y a quelques jours, sur la Transcontinental Race n° 8, autrement nommée la #TCRN°8, cette épreuve cycliste d’ultra-endurance qui, pour son édition 2022, s’est élancée à travers l’Europe le 24 juillet et s’est achevée début août.

Le principe était le suivant : partant de Grammont, en Belgique, chacun devait atteindre Bourgas, en Bulgarie, sur les bords de la Mer Noire, en restant libre de son parcours (hormis quelques tronçons obligatoires) avec nécessité toutefois de faire tamponner sa carte de route sur les 4 points de contrôle répartis le long du parcours. Gare à celui qui, le nez dans le guidon, distrait ou plus vraisemblablement harassé de fatigue, aura passé le check point en oubliant de pointer !

Alors que 276 cyclistes étaient sur la ligne de départ, 104 franchirent dans les temps, une dizaine de jours plus tard, la ligne d’arrivée (le 1er étant Christoph Strasser N°100). La plupart s’étaient élancés en solo, quelques-uns avaient choisi l’option duo car l’avantage, à deux, c’est qu’on peut se soutenir mutuellement et ainsi espérer dépasser la performance individuelle. Rouler en solo ou en duo : l’un et l’autre présentent forcément des avantages, mais aussi, bien entendu, quelques inconvénients. Habituellement solitaire, Théo avait choisi d’expérimenter, pour la première fois, l’option duo, roulant donc en « paire » avec son copain Stéphane Ouaja.

Un internaute relatant la Transcontinental 2022 sur Twitter (# un Bullit dans la ville) raconta qu’il s’était rendu au départ de la course pour voir ces « foufous » prendre le départ (et c’est bien vrai, n’est-ce pas, qu’il faut être un brin zinzin pour consacrer ses vacances à pareille épreuve !…). Les énergumènes en question étaient, dans toute la ville, repérables à la fameuse casquette numérotée et estampillée TCR, qu’ils arboraient fièrement vissée sur la tête : 252a pour Théo, 252 b pour Stéphane.

Théo s’était préparé pendant des mois et des mois, notamment avec l’USCBB Bois-Guillaume Bihorel, son club FFC. La TCR, pour Théo, c’était l’objectif vélo 2022. Son vélociste L’Echappée l’a soutenu dans la préparation du vélo et le papa a longuement bichonné ce dernier. Il est aussi reconnaissant envers son kiné, Brice du Pôle santé sport, qui a mené à bien la rééducation nécessitée par un traumatisme antérieur et lui a prodigué de précieux conseils afin qu’endurance et ménagement du corps puissent concorder au mieux.

Aujourd’hui, écouter Théo parler de la TCR, c’est retenir que 14 pays ont été traversés, le passage de l’un à l’autre s’effectuant parfois sans même s’en rendre compte, les frontières n’étant plus matérialisées. Il arriva même, à la faveur des méandres du parcours, qu’on en quitte un pour y pénétrer à nouveau quelques heures plus tard. C’est entendre aussi que, pourtant, certaines frontières physiques subsistent encore au sein de l’Europe, nécessitant l’examen lent et minutieux du passeport ou de la carte d’identité enfouis au fond des sacoches… L’écouter, c’est aussi l’imaginer en train de lutter contre la fatigue, s’adapter aux températures (alors particulièrement élevées), résister à la pluie, progresser tantôt sur des routes bitumées tantôt sur des chemins, affronter des conditions difficiles liées à l’altitude, gérer sa faim, son stock de nourriture, sa réserve d’eau, son sommeil et ses petits bobos… En effet, dans la Transcontinental, l’autonomie est de rigueur : pas d’assistance, pas de ravitaillement, pas de kiné ! Rien à voir donc avec le Tour de France aux routes asphaltées et fermées à la circulation. Quant au fait de rouler en duo, cela nécessite de s’accorder au rythme de l’autre. Exercice pas toujours facile quand la préparation des corps et du matériel n’a pas été identique, quand il faut faire des choix stratégiques concernant les parcours, les phases de repos et quand, fatigue aidant, de gros efforts diplomatiques deviennent nécessaires pour que s’accordent les violons… Toujours est-il que, malgré les hauts et les bas, le duo a tenu bon, restant au fil des jours et des kilomètres toujours en tête dans sa catégorie. Belle performance donc, même si nos deux athlètes aux caractères bien trempés avaient l’espoir, en conjuguant leurs forces, de rivaliser avec les tous premiers. Leurs efforts n’auront pas été vains puisque c’est dans le top 30 qu’ils ont atteint l’ultime étape.

Dans l’adversité, quel baume au cœur de se savoir soutenu par votre entourage ou par des inconnus qui suivent les péripéties de la course grâce au site internet de la TCR et aux réseaux sociaux. Leurs encouragements sont précieux, sans oublier le soutien de l’Echappée, de l’USCBB Cyclisme, mais aussi du GTR, club de vélo familial, adepte d’une allure modérée, auprès duquel Théo avait, à l’adolescence, fourbi ses premières armes de cyclotouriste.

Ecouter Théo parler de « sa » Transcontinental, c’est aussi l’entendre raconter cette petite anecdote qui sonne comme une ultime reconnaissance. Une fois franchie la ligne d’arrivée, il avait fallu rentrer à Rouen au plus vite. Il aurait bien fait ce trajet de retour à vélo (il n’était plus à 4000 km près !) mais, pour arriver au travail en temps et en heure, ce n’était guère envisageable. Il avait donc rejoint Rouen par d’autres moyens : un saut en avion, suivi d’une traversée en ferry, de quelques kilomètres en train, puis, après une petite sieste, il avait enfourché à nouveau son vélo pour rejoindre son lieu de travail. C’est au cœur de la ville qu’un cycliste inconnu, croisé sur le chemin, lui a lancé : « bravo ! ». Bravo, ce petit mot qui fait chaud au cœur, ce petit mot qui salue la performance (4149 km en 12 jours 2h et 12mn, soit environ 350 km/j !), ce petit mot qui ravive le souvenir de paysages grandioses et de formidables rencontres, ce petit mot qui, il faut bien le dire, sonne aussi comme un encouragement pour les projets à venir.

Qu’ils soient foufous, hurluberlus ou un peu zinzins, Théo et ses copains, ces sportifs de l’extrême, ces aventuriers des temps modernes, n’ont pas fini de susciter des sentiments d’admiration mêlés d’une certaine perplexité. Quant au bilan carbone, certains ont pu lui reprocher d’avoir emprunté l’avion. La critique est certes recevable, mais avant de la formuler, à chacun de méditer sur son propre bilan carbone. En l’occurrence le jeune homme parcourt chaque année à vélo – puisque, depuis bien longtemps, c’est son mode de déplacement au quotidien – infiniment plus de kilomètres qu’il n’en parcourt à l’énergie fossile (voiture, ou, exceptionnellement, avion).

Bravo Théo, bravo Stéphane. En duo ou en solo : Vive le Vélo !

Alexandre était à la Super Planche des Belles Filles !  Souffrons un peu avec lui

« Ma sortie solo du 22/08/22 ne faisait que 113 km , mais c’est l’une des plus belles que j’ai fait.
Partant de Borey un petit village de Haute Saône à environ 20km de Vesoul, je suis allé grimper la planche (et super planche) des belles filles. Etant en vacances avec ma petite famille à Borey , j’ai enfourché mon beau vélo de course peugeot vintage (et oui en Franche-Comté y a Sochaux dans le coin…) et me voilà parti.
Après avoir traversé Lure j’ai décidé de prendre un itinéraire passant par Mélisey (commune de Thibault Pinot, ses parents y habitent aussi). Y a encore des inscriptions et messages d’encouragements pour Thibault quand on traverse son village. À la sortie de Mélisey sur la route des Vosges on tourne à droite pour aller au Raddon et là on voit une pancarte Plancher les Mines 15km (Ah ouais, en effet son terrain de jeu favori n’est pas loin de chez lui).
À partir du Raddon ça monte progressivement et jamais trop méchamment même dans les derniers lacets jusqu’au col de la Chestraye. Etant parti en fin de matinée (11h) j’en profite pour pique niquer avant le sommet du col. Après on bascule, et on arrive très rapidement à Plancher les Mines. C’est rigolo de voir à travers ce village qu’il y a des champions cyclistes peints sur des panneaux en bois répartis de manière homogène. Sans doute l’œuvre d’un même artiste (on ne va pas épiloguer sur ces
champions post années 2000 mais parmi eux il y a malheureusement des drogués et même au moins un narco trafiquant américain).
À la sortie du village on tourne à droite et là ça attaque sévère…
Pour pas trop rentrer dans les détails c’est 6km de montée pour 600m de dénivelé positif donc en gros ça tourne à 10% de moy pour la pente. Mon vieux peugeot n’est pas du tout adapté à la montagne car mon plus petit développement est un 42 x 26. J’ai comté (comté pas de faute d’orthographe, c’est la pub pour les connaisseurs) les dents rien que pour vous chers adhérents de l’USCBB !
Une fois arrivé au restaurant du sommet (voir le tas de vélo sur la photo). On termine par la cerise sur le gâteau, la super planche des belles filles.
Sur la 1ère partie asphaltée, dans les pourcentages les plus raides (on parle de 20%) avec mon développement inadapté, je suis obligé de me mettre en danseuse pour ne pas me péter le dos.
Sur la 2ème et dernière partie, la fameuse en gravel , là aussi c’est mythique. Là où les coureurs et coureuses du Tour de France sont arrivé(e)s c’est encore du 20% sur du gravel.
Tel l’âne de Buridan j’ai un souci : me mettre en danseuse, ça dérape de la roue arrière… Ne pas le faire, je me casse le dos avec mon 42 x 26 et je tombe à l’arrêt Quoi faire ???
Et bien me mettre à moitié en danseuse et zigzaguer sur la route.
Victoire je n’ai pas posé le pied à terre avant le sommet. Ce que je retiendrai aussi de cette montée magnifique c’est l’impression qu’il y a tout le temps des cyclistes même hors période du tour de France masculin et féminin, c’est amusant de voir la multitude d’encouragements peints au sol. Y en a beaucoup pour Pinot, mais aussi pour pleins d’autres grands noms y compris des filles. »
Sortie à refaire vraiment, c’était top !
Alexandre

Nouvelle victoire d’Eric

Eric L remporte un nouveau bouquet ! Toujours la bonne jambe.

« 1er de ma catégorie aujourd’hui 21 août, à Grand Camp à côté de Bernay suite à une arrivée au sprint avec une moyenne de 39km/heure. 

Bonne préparation pour les 24 heures du Mans vélo auxquelles je participe ´le week-end prochain »

Eric

NOE et KUAN HSEIN à St Jacques sur Darnétal

NOE et KUAN HSEIN étaient le 30 juillet à St Jacques sur Darnétal sur des courses UFOLEP.
Noé gagne et Kuan finit 3ème en roue libre !
Aujourd’hui ,c’était course à la maison pour Kuan et moi. Nous sommes partis courir à saint Jacques sur Darnetal. Kuan courait
en 1ère catégorie UFOLEP. Il prend la bonne échappée et termine 3e alors qu’il avait la victoire dans les jambes. Il termine en
roue libre car plus de batterie dans son Di2, il termine sur le petit plateau en moulinant.
Je courais en 3e catégorie UFOLEP, pour pouvoir monter en 2e UFOLEP, il me fallait 1 victoire.
Je pars seul à 5 tours de l’arrivée, j’arrive en solitaire avec plus de 1min d’avance sur le peloton.
2e victoire de la saison et objectif atteint je monte en 2ème catégoie UFOLEP avec mes 2 victoires et ma deuxième place.

L’Étape du Tour 2022 de Frédéric

Et revoilà l’EDT avec son organisation de référence et son ambiance festive, après 2 étapes de Nice annulées cause COVID.

Lever 2h15 pour la navette qui me déposera à 4H45 à Briançon. Café/biscuits et préparation du vélo retrouvé à la consigne.

Je pars dans le sas 1, avec près de 15 degrés  dès 7H07, et un rythme soutenu dès les 1ers hectomètres. La montée Lautaret / Galibier s’annonce rapide. Je lâche la tête de ce sas (il reste 50 coureurs sur les 1000 partis à 7H07), et reprends ma cadence à 2Km du sommet du Lautaret, pour gérer au mieux cette étape exigeante.

La montée du Galibier se fait au train, l’altitude permettant de garder la fraîcheur, mais use un peu l’organisme jusqu’à 2640m. J’ai gardé le coupe vent et les manchettes pour plonger à grande vitesse vers Valloire. Je passe le ravitaillement en ciblant celui de St Jean de Maurienne, le col du Télégraphe est une formalité et je garde des roues d’une dizaine de furieux pour ne pas m’épuiser dans la vallée.

Pause au ravito de St Jean pour repartir avec des gourdes bien remplies. La montée de la Croix de Fer est assez compliquée avec les 1ers km difficiles exposés au soleil à 8 et 9%. J’ai noté un ravito à 5 km du sommet, qui sera bienvenu pour bien s’hydrater pour la descente et préparer la montée de l’Alpe. La descente de la Croix de Fer me fait flirter les 100 km/h et est rendue compliquée avec les 2 rampes avec du D+, surtout la seconde.

Je retrouve un groupe qui me mène à près de 40 km/h à Bourg d’ Oisan par 30° à 13 h.

Je recharge les gourdes et me rafraîchis avant la montée de l’Alpe qui se fait finalement plutôt bien, en doublant de nombreux coureurs usés, voire en dérive.

Je passe la ligne en 7H26, en 710ème position (16000 partants), et 50ème M6 (sur 1240 classés). Il a fait très chaud,  mais pensons que le pros partent vers midi et arrivent vers 17 h …

Frédéric

Costaud et solide… comme d’habitude. Bravo Frédéric pour ta belle performance.

Paris Normandie du 13 juillet

Que d’aventures en une semaine

 

Un début de juillet bien rempli par notre ami Romain G, Accrochez-vous pour lire son résumé,ça décoiffe !

02/07 : Je suis parti en train pour Dunkerque, afin de participer au Duathlon 111 (10/90/10km) du Chtriman de Gravelines le 3 juillet au matin. Je dors donc sur place à l’hôtel.

03/07 : Le duathlon s’est plutôt bien passé malgré des difficultés sur la deuxième CAP, terminé en 5h07. Je dors à nouveau à l’hôtel le soir du duathlon. Bilan de la journée : 130 km de vélo (90km sur la course et 40km d’aller-retour sur le lieu de la course) et 20km de CAP.

04/07 : RDV à 8h à Dunkerque pour rejoindre le groupe Donnons des Elles au Vélo J-1 pour faire l’étape Dunkerque-Calais, étape vallonnée et venteuse (vent de face sur la majeure partie du parcours). Je quitte le groupe une quinzaine de km avant l’arrivée pour rejoindre une gare et prendre un train pour Lille où j’ai de la famille. Bilan : 185km dont 167 sur la route du Tour.

05/07 : RDV à 8h à Lille pour rejoindre le même groupe pour faire l’étape Lille-Arenberg, une étape plate mais agrémentée de 11 secteurs pavés, avec le vent de dos. Je fais l’étape entière et la termine avec des ampoules sur les mains. Un cycliste qui a également roulé sur l’étape me propose de m’emmener en voiture jusqu’à mon hôtel à Maubeuge (j’avais au départ prévu de prendre le train). Bilan : 176km dont 167 sur le Tour, et une crevaison au 4e secteur.

06/07 : RDV à 7h30 pour l’étape Binche-Longwy, étape longue et plutôt vallonnée : 220km et 2700D+. Je pars de Maubeuge et doit effectuer 20km pour rejoindre le départ. Bilan de la journée : 250km dont 220 sur la route du Tour. Je dors le soir même à l’hôtel à Longwy car il était trop tard pour prendre un train.

07/07 : Réveil à 5h pour prendre un train jusqu’à Nancy, proche de Tomblaine où a lieu le RDV à 8h pour l’étape Tomblaine – La Super Planche des Belles Filles, première étape de montagne. 3 cols répertoriés sur cette journée : 2 cols de 3e catégorie et une de 1ère, étape de 180 km avec 2600D+. La côte finale me fait comprendre pourquoi les filles de DDEAV ont un pignon de 34 sur leurs cassettes, mon plus gros pignon étant un 28, avec un petit plateau de 36. La fin de la côte n’était même pas goudronnée, on devait rouler sur du sable là où la pente était tellement raide qu’elle pouvait nous faire craindre de partir en arrière si on se mettait trop vite en danseuse. Tous le monde n’est pas arrivé en haut (toutes les filles de DDEAV y sont parvenues). Bilan de la journée : 225km dont 180 sur la route du Tour, j’ai dû rouler une quarantaine de km après l’étape pour rejoindre mon hôtel à Belfort.

08/07 : Retour à Rouen en train, car il faut bien retourner travailler un jour ou l’autre.

Un petit mot sur l’évènement Donnons des Elles au Vélo J-1 : c’est organisé par un groupe appelé Donnons des Elles au Vélo, et cela consiste en un peloton de 9 femmes qui parcourent les routes du TdF un jour avant les pros dans le but de réclamer un TdF féminin, mais ce souhait ayant été exhaussé cette année, elles militent maintenant en faveur du cyclisme féminin en général. A chaque étape ont lieu des rencontres avec les élus sur les villes de départ et d’arrivée, et parfois sur les villes où il y a des pauses ravitaillement. Il est possible à tous de s’inscrire gratuitement pour les accompagner à vélo sur une étape et bénéficier d’un véhicule suiveur pour porter les sacs ; dans un soucis de parité, 35 places sont accordées aux hommes et 35 au femmes à chaque étape.

Sportivement,

Romain

Ulrich tutoie les sommets !


Pour un cyclosportif qui aime la montagne, la LEPAPE Marmotte Granfondo Alpes est une
épreuve à faire au moins une fois dans sa vie!
C’est un parcours exceptionnel avec l’enchaînement de 5 cols mythiques:
Le Glandon (La Croix de fer) ,le Télégraphe, le Galibier, le Lautaret et l’Alpe d’Huez : 176 km 5300
m D+.
Je n’étais pas le seul à relever se défi: plus que 7000 inscrits, 90% d’étrangers.
Il annoncent du beau temps! Ça fait plaisir, une semaine avant j’avais fais la Route des Grandes
Alpes, parfois sous la pluie et le froid!
Avec deux amis, je me trouve dans le premier sas dans les rues de Bourg d’Oisons pour le départ
à 7h.
Comme d’habitude, ça part très fort – au pied du col du Glandon je regarde mon compteur: 41 km/h
de moyenne.
Les jambes sont bonnes et la montée du col du Glandon se fait avec un bon rythme.
Après la descente on cherche à se regrouper, j’accroche un bon groupe, la vallée est vite avalée et
rapidement on se trouve à Saint-Michel-de-Maurienne, au pied du Télégraphe.
Maintenant on attaque un gros morceau: l’enchainement Télégraphe-Galibier, 35 km et 1920 m
D+.
Les derniers kilomètres du Galibier me paraissent plus durs que d’habitude, c’est peut être dû au
fait qu’on est au-dessus de 2000 m la chaleur commence à se faire sentir. Le Ravitaillement en
haut du Galibier est bienvenu.
La descente du Lautaret est rapide, pas trop de vent – un régal avec mon Colnago.
Cette fois, je me trouve seul dans la très longue descente vers Bourg d’Oisans – il y a deux ans je
me trouvais dans un groupe, on avait roulé trop fort et on l’avait payé dans la montée de l’Alpe.
Il est environ14h quand j’arrive à Bourg d’Oisans – maintenant il ne me reste plus qu’à monter les
21 virages de l’Alpe d’Huez.
Normalement je peux faire cette montée en moins qu’une heure – mais là c’est fort différent, j’ai
déjà plus que 160 km et 4000 m D+ dans les pattes.
Avec en plus la chaleur écrasante, la montée devient vite l’enfer pour tout le monde –
heureusement l’organisation avait prévue des points d’eau partout.
Je souffre de la chaleur, fais une croix sur le chrono, il ne reste qu’un seul objectif: finir!
Dans les derniers virages je retrouve les forces pour savourer l’arrivée dans la station de l’Alpe, il y
a beaucoup de monde pour accueillir les arrivants.
Finalement je suis pas mal classé: 804ème au scratch et premier dans ma catégorie.

Ulrich


Kuan H était aussi à la Marmotte